Les scientifiques n'ont pas encore déniché tous les secrets de l'intelligence animale.

En effet, le langage animal est encore très méconnu des scientifiques: par exemple les chants d’accouplement des baleines à bosse. Pendant cette période, les mâles chantent pour les femelles des mélodies de 30 à 40 minutes qu’ils peuvent répéter pendant des jours voir des heures !

Cependant, les biologistes divergent sur le fait de considérer ces chants comme un langage à part entière.

Ces chants sont structurés ; les mâles disposent de neuf unités sonores pour leurs chants dont la fréquence d’un son continu qui varie entre 10 et 20 Hz. Ils sont capables, en modifiant la fréquence et l’amplitude des ondes, de constituer des suites de 4 à 6 unités sonores pouvant durer une dizaine de secondes.

Ces suites sont séquencées en sous phrases constituant des phrases pouvant être répétées pendant plusieurs minutes.

Plusieurs phrases assemblées dans un ordre précis constituent alors un thème et un ensemble de thèmes: le chant.

Cette hiérarchisation est la preuve pour certains biologistes qu’il s’agit d’une structure linguistique, ce qui dénoterait une faculté chez les baleines à bosse d’inventer des hiérarchisations complexes dans un but calculé.

Ce language reste donc encore sombre dans l'esprit des scientifiques, ne saisissant pas totalement l'organisation très complexe de cette façon de s'exprimer.

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On pourrait également penser que la taille du cerveau des animaux est proportionelle à leur intelligence (comme pour le cerveau humain) mais pas du tout !

Ainsi une abeille à des capacités cognitives plus rapides qu’un éléphant.

En effet, malgré le très petit nombre de neurones d’une abeille et le fait qu’un éléphant à un cerveau 5 millions de fois plus volumineux qu’elle, une abeille à de meilleurs réflexes et capacités d’exécution qu’un éléphant. Ces avantages sont notamment dûs au fait que les influx nerveux traversent le cerveau de l’abeille en 100 fois moins de temps que celui de l’éléphant, et qu’un message nerveux émanant de son cerveau met beaucoup moins de temps à atteindre la zone de l’organisme concernée. Par conséquent, un éléphant se déplace plus lentement et gaspille plus d’énergie pour exécuter chaque pas. L’être humain, de par sa taille, se situe entre ces deux animaux.

Cependant en 1892, du fait que nous ne possédions pas toutes ces connaissances neurologiques, Eugène Dubois (1859-1940) anatomiste néerlandais, a voulu essayer de déterminer l’intelligence des animaux  disparus grâce à la taille de leur crâne fossile. Il mit au point une relation mathématique en considérant le fait que les animaux possédant un cerveau disproportionnellement  plus grand à la taille de leur corps étaient les plus intelligents.

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On sait cependant aujourd’hui que  les variations de la taille du cerveau entre différentes espèces de tailles très différentes sont juste dues au fait que le cerveau d’un animal plus gros doit gérer plus de fonctions telles qu’un plus grand nombre de nerfs tactiles, ou le contrôle de plus de fibres musculaires.