Vous ne le savez peut-être pas, mais les animaux aussi ont une pensée construite !

En effet, lorsque l’on parle d’intelligence animale, on fait en vérité référence à des « comportements intelligents » puisque l’intelligence est un concept abstrait difficilement applicable et évaluable chez des animaux. On s’intéresse donc à des phénomènes observables et mesurables.

Les scientifiques ont décidé de nommer la science traitant de "l'intelligence animale": l'éthologie cognitive. Cette science allie l'observation des comportements animaux et l'interprétation psychologique qui dérive de ces constatations.

Les tests d’intelligence animale mesurent l’amélioration d’une performance d’un animal sur un problème donné. Puis les animaux sont classés par espèces. Les tests sont conçus pour une espèce sachant que chaque espèce a des facultés et des modes de communication différents.

D’après le classement développé par Harry Harlow (psychologue ayant travaillé sur les primates) suivant les taux d’amélioration sur une série de problèmes, on peut établir un lien avec un  index du développement du cerveau. Celui-ci correspond à une approximation du nombre de cellules nerveuses du cerveau de l’animal en plus de celles gérant les fonctions corporelles.

Selon cette théorie, développée plus tard dans les années 70-80, on pourrait développer des tests d’intelligence animale semblables à ceux que l’on fait passer à des êtres humains.

intelligence_animale_droleL'intelligence animale se manifeste de plusieurs façons : par leur langage, leur mémoire, l'utilisation d'outils, leur capacité à catégoriser, la conscience de la permanence de l'objet ou encore la capacité à imiter leur entourage.

Nous avons décidé de développer plus particulièrement le langage animal qui illustre parfaitement leurs capacités intellectuelles.

En fait, lorsque l’on parle de « langage » animal, on fait référence en réalité à la « communication animale » qui peut se faire par diverses voies comme des marquages ou par émission sonore (les dauphins par exemple). Le langage est un terme seulement applicable aux Hommes.

Prenons l'exemple des grands singes avec le bonobo:

Selon Irène Pepperberg (née en 1949, éthologue américaineayant travaillé notamment sur la cognition et le langage animaux) et Sue Savage-Rumbaugh, (née en 1946, primatologue), les animaux pourraient aller au delà d’un simple apprentissage d’un langage

 En effet, la primatologue a mis au point un langage symbolique, le yerkish.

Le yerkish est un langage artificiel mis au point afin d'évaluer les capacités langagières des primates. Le canal vocal de ces primates étant incapable de produire des sons très divers, le yerkish est donc un langage non verbalisé. Le primate utilise des lexigrammes par l’intermédiaire d’un clavier pour communiquer étant donné que chaque lexigramme correspond à une idée ou alors à un objet.

Cette méthode est jugée très efficace pour communiquer avec des bonobos puisque un des bonobos, Kanzi, a réussi créer de nouvelles associations de lexigrammes pour développer ses idées.