En effet il existe des dizaines de tests différents qui n'ont cessé d'évoluer. Nous allons vous présenter les plus usités !

Le test de Stanford-Binet 

Alfred Binet met en place le premier test de «mesure de l’intelligence » en 1905. Il fut désigné par L’Education nationale pour repérer les enfants à faibles capacités intellectuelles afin de les envoyer en école spécialisée. Les questions faisaient appel, non aux connaissances, mais au développement mental.

«L’intelligence, c’est ce que mesure mon test.» Alfred Binet

-  Le test Binet : Ce test met en avant l’âge intellectuel de l’enfant en fonction des résultats obtenus par les enfants de son âge.                                                                                                 QI = (AM ÷ AC) x100

AM= âge mental en nombre de mois

AC= âge chronologique (âge réel)

Si la valeur obtenue est inférieure à 100, alors l’enfant a un développement intellectuel en retard par rapport à son âge.  

-   Le Stanford-Binet : Lewis Terman en 1916, psychologue de Stanford, complète les travaux de Binet et introduit la notion de « Quotient Intellectuel ».

Sa mesure inclut différentes facettes de l’intelligence : ce test mesure ainsi aujourd’hui la motricité générale des enfants. Jusqu’à 6 ans, il peut exister de grandes disparités ; en effet un enfant de moins de 6 ans peut avoir une mobilité excellente alors qu’il peut être incapable de répéter une séquence simple de chiffres ou le contraire. Par conséquent, le score donné peut ne pas refléter l’intelligence globale d’un enfant, subdivisée en plusieurs types d’intelligence.

Lors de ce test, par exemple, on peut demander à un enfant  dans un item (un item vaut 1 point), de répéter 2 chiffres, sachant que chaque item correspond à une tâche qu’un enfant devrait savoir effectuer pour un âge donné.

Tous ces critères résultent de longues années  d’étude de psychologues du monde entier qui ont fait passer  des test à des milliers d’enfants d’âges différents pour ensuite pouvoir faire correspondre des tâches à un âge mental, et pour pouvoir classifier les scores.

Ce test ne donne finalement pas une valeur de quotient intellectuel, mais plus une valeur de quotient de développement, d’où le terme d’ « enfant précoce », qui désigne un enfant possédant des capacités intellectuelles au dessus de celles attendues pour son âge.

 

 

• WAIS (Wechsler Adult Intelligence Scale)

Il fut crée par David Wechsler en 1939 et s’adresse aux adolescents de 16 ans jusqu’aux personnes de 79 ans et 11 mois. Il ne détermine pas d’âge mental mais un rang par rapport à une population du même âge la moyenne étant assimilée au nombre 100.  50% des gens se situent entre 90 et 110.

Ce test fut standardisé en 1954 et fut divisé en 2 parties :

 Six épreuves verbales : information et compréhension générales, raisonnement arithmétique, mémoire immédiate, analogies, vocabulaire.

Cinq épreuves de performance : qualités perceptives, capacités d'analyse et de raisonnement du sujet ; classement et complètement d'images ; assemblage de cubes et d'objets ; codification

Il existe le WAIS-R, standardisé en 1978 puis le WAIS III apparu en 2000, plus complet et complexe dans l’analyse des différents types d’intelligence reconnus en 1983 par Gardner.

 

•WISC (Weschler Intelligence Scale for Children)

Il est utilisé pour les enfants entre 6 ans et 16 ans et 9 mois. Ce test comporte également 2 parties :

    5 sous-tests verbaux : test d'information, de compréhension, d'arithmétique, de vocabulaire, de similitudes

    5 sous-tests de performance  dans lesquels l'enfant doit copier des dessins à l'aide de cubes à motifs, ordonner un ensemble d'images, ...

Par exemple : les enfants obtenant de meilleurs scores dans les tests verbaux, beaucoup plus qu’en performance, risquent d’avoir des problèmes de motricité.

Le psychologue complète ensuite l’analyse en évaluant lui-même le développement du langage de l’enfant ainsi que sa manière de réfléchir lorsqu’il effectue une tâche (si il verbalise son cheminement  pour arriver à la réponse, ou alors si il le fait dans sa tête de manière très rapide par exemple).

Il est calculé de la même façon que le WAIS.

Cependant, de trop grandes disparités entre les scores obtenus à chaque item rendent la détermination d’une valeur de QI impossible ; un écart entre des items peut varier de 0 à 20 points.

 

• Le K.ABC

Ce test s’adresse aux enfants de 2 ans ½ à des enfants de 12 ans ½. Il est sorti en 1983 aux États-Unis et met l’accent plus sur le processus que sur le contenu. Ce test n’insiste pas sur les capacités linguistiques et s’inscrit dans l’intelligence fluide définie précédemment par Cattell.

Ce test est constitué de trois échelles:


L’Échelle des Processus Séquentiels évalue l'aptitude d’un enfant à résoudre des problèmes en les traitant mentalement
, par exemple dans la reproduction d’une série de données de mouvements de mains effectuée par le psychologue.

L’Échelle de Processus Simultanés cette fois-ci évalue la capacité à résoudre des problèmes nécessitant l’organisation et l’intégration de stimuli comme identifier un dessin incomplet ou résoudre des analogies visuelles abstraites.

L’Échelle des Processus Mentaux Composites qui est la combinaison des deux échelles précédentes.

Un des avantages du K.ABC est de tester des enfants présentant des handicaps auditifs, des troubles de la parole ou du langage ou non francophones. Mais il comporte un inconvénient pour les enfants handicapés visuels car les épreuves du K.ABC sont essentiellement picturales.