La mesure de l'intelligence

14 décembre 2016

" A -t-on déterminé l’ensemble des outils qui permettent de mesurer toutes les formes d’intelligence ? "

Chers Lecteurs,

Dans le cadre de notre TPE nous avons décidé de nous intéresser à un sujet énigmatique, qui nous concerne mais que nous n'abordons pas quotidiennement. En effet, nous avons choisi de travailler sur la mesure de l'intelligence. Dans ce blog, nous allons donc parler de l'intelligence, de QI, comme vous vous en doutez, du cerveau, logis de l'intelligence, et de l'intelligence animale.

Nous vous souhaitons de passer un bon moment en notre compagnie.

Sara ABEL et Léna GROS

intelligence

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19 décembre 2016

Qu'est ce que c'est l'intelligence ?

         Le nom "intelligence" prend sa racine dans le mot latin intellegentia signifiant "la capapcité de comprendre" et de intellegere "comprendre". De nos jours, on la définit comme étant le résultat du bon fonctionnement des différentes fonctions cognitives et socio-émotionnelles.On dit d'elle qu'elle serait également la capacité à avoir un comportement dirigé vers un but précis. Piaget, un psychologue suisse ayant travaillé sur le concept de l'intelligence, la qualifiait tout simplement d'être une capacité d'adaptation.

Au début du XX° siècle, Charles Spearman, psychologue anglais de renom, propose une théorie bifactorielle concernant l'intelligence. Cela consiste à séparer l'intelligence en deux parties distinctes : le facteur g et le facteur s. Le facteur g (inteligence générale) est dissocié du facteur s (aptitudes spécifiques) ce qui permet de définir l'intelligence sans les savoirs acquis par l'éducation et différant selon le milieu social. 

En 1941, Raymond Cattell, psychologue britannique, énonce une division en plusieurs parties de ce facteur g. Cette division se construit avec deux grandes parties et d'autres plus minces. On y trouve l'intelligence cristalliséé consistant à comprendre, à enregistrer une information et l'intelligence fluide qui consiste à raisonner, résoudre et analyser.

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20 décembre 2016

Un cerveau bien complexe !

Comme vous vous en doutez sûrement, nous allons parler du "logis de l'intelligence" : notre cerveau. En effet, comment aborder la mesure de l'intelligence sans parler de cet organe incroyable.Tout d'abord, le cerveau humain pèse en moyenne 1.3 kg-1.4 kg. Le cerveau est constitué de plusieurs lobes. Il existe :

- Les lobes frontaux qui gèrent la parole et langage, le raisonnement, la mémoire, les prises de décision, notre personnalité et notre jugement, ainsi que les mouvements et gestes. Le lobe frontal droit s'occupe des mouvements du côté gauche du corps, et inversement, le lobe frontal gauche s'occupe des mouvements du côté droit.

-Les lobes pariétaux régissant la lecture, le repérage dans l’espace, la sensibilité. A la façon des lobes frontaux, le lobe pariétal droit gère la sensibilité du côté gauche du corps et le gauche gère le coté droit.

-Les lobes occipitaux dirigent la vision.

On trouve également dans le cerveau, une partie appelée cervelet. Le cervelet se situe à l’arrière du cerveau, sous les lobes occipitaux. Celui-ci nous permet d’avoir des réflexes, de coordonner nos mouvements et de garder l’équilibre.

fonctions cerveau

Nous développons cette partie sur le cerveau également car certaines études ont démontrées que plus le volume crânien est important, plus le QI est élevé.La taille du cerveau est donc un facteur de l'intelligence.Mais en fait, la taille du cerveau dépend autant de la quantité de cellules gliales (les cellules qui entourent les neurones, les soutiennent, les nourrissent et les protègent). D'ailleurs, des expériences ont montré que greffer des cellules gliales humaines à des souris les rend plus intelligentes.Donc, on peut dire que plus on a de neurones, plus on est intelligent.

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21 décembre 2016

Les types d'intelligence

L'intelligence, selon Howard Gardner : psychologue américain né en 1943, serait la somme de plusieurs intelligences. Il développe alors en 1983 la théorie des intelligences multiples que l'éducation prendra fortement en compte pour le parcours scolaire des enfants. Celle-ci regroupe diverses catégories d'intelligence :

• L'intelligence verbo-linguistique qui sert à comprendre et s’exprimer oralement comme à l’écrit. 

• L'intelligence logico-mathématique qui sert à résoudre des problèmes, à raisonner et manipuler des chiffres.

• L'intelligence spatiale qui nous aide à s’orienter et à raisonner dans l’espace sans outils écrits et techniques 

• L'intelligence intra-personnelle qui est la capacité à se comprendre soi-même et à se connaitre, c'est aussi la forme d'intelligence qui nous permet de répondre à nos besoins et à nos envies.

• L'intelligence inter-personnelle qui se définirait comme étant l'intelligence sociale. Elle permet d’interagir et de comprendre les autres et leurs émotions et permet l’empathie et la politesse.

• L'intelligence corporelle-kinésthésique qui permet de s’exprimer avec son corps ou de réaliser une activité physique, d'anticiper et de calculer sa force et ses mouvements.

• L'intelligence musicale-rythmique permettant de reconnaitre, d'interpréter et de créer des modèles musicaux.

• L'intelligence naturaliste-écologiste qui se définit par catégoriser et être sensible à la faune et à la flore.

Dans les années 1990, apparait un autre type d'intelligence : l'intelligence émotionnelle (IE) ou intelligence du coeur qui est la capacité à user des émotions et des sentiments. 

intelligence multiples

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27 décembre 2016

L'histoire de la mesure de l'intelligence ...

Depuis la fin du XIXème siècle, les Hommes tentent de mesurer l'intelligence ce qui est en soit impossible ! Mais plusieurs méthodes quoique un peu déroutantes ont vu le jour en Europe par cette envie de mesurer ce qui n'est pas mesurable.

En effet, on sait aujourd’hui que la mesure de l’intelligence ne doit pas seulement prendre en compte des paramètres purement scientifiques et génétiques. Il faut savoir que les connaissances actuelles sur le sujet sont le fruit de deux courants en psychologie qui  se sont opposés quant à la mesure de l’intelligence tout au long du XXème siècle. D’une part un courant américain plus axé sur l’aspect scientifique de la mesure de l’intelligence et d’autre part un courant européen plus axé sur les sciences humaines centrées sur l'esprit.

A la fin du XIXème en Europe, on a commencé à essayer de mesurer l’intelligence avec des crânes de criminels, c’est la phrénologie qui vient du grec : φρήν,le cerveau et λόγος, la connaissance. Ainsi, on essayait de déterminer les différences qu’il existerait entre des crânes de personnes considérées comme normales et ceux de criminels considérés comme dérangés et donc moins intelligents. Cette théorie n’a pas franchie le début du XXème siècle. Bien qu’elle ait été abandonnée en Europe, elle a été reprise dans les années 50 pendant l’apartheid aux Etats-Unis. Cet exemple montre bien que les progrès et les avancées sur la mesure de l’intelligence ne se sont pas fait de manière linéaire et se sont heurtés à des limites sociétales puisque les savants essayaient au final de chercher ce qu’ils se figuraient (que les noirs seraient moins intelligents que les blancs); que l’on pouvait reconnaître un criminel seulement en étudiant son crâne ou alors établir des critères raciaux de par la simple mesure de ce qu’ils définissaient comme intelligence.

1895-Dictionary-PhrenologIllustration et définition de la phrénologie, Dictionnaire Webster 1895, Wikipédia

Au cours du XXème siècle, la psychologie en Europe s’est orientée sur les sciences humaines et cherchait ainsi la compréhension de l’individu alors qu’aux Etats-Unis on cherchait dans la mesure de l’intelligence une classification, des statistiques, un aspect scientifique et biologique

La psychologie moderne a combiné ces deux visions. Cependant il existe encore des désaccords sur le sujet parmi les spécialistes de la question et de nouvelles théories font sans cesse évoluer les critères de la mesure de l’intelligence car il ne faut pas oublier que l’intelligence est un concept mais n’est pas matérielle.

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28 décembre 2016

Mesurer l'intelligence, c'est possible ?

Interessons nous maintenant à la mesure de l'intelligence. En fait, il faut d'abord préciser que l'intelligence n'est pas mesurable car c'est une idée abstraite mais il est tout de même possible de faire une classififcation par rapport aux personnes de même âge que le sien grâce au tests de QI.

En effet, quand on cherche à mesurer l’intelligence, on cherche à mesurer une idée de l’intelligence que l’Homme se fait car l’intelligence ne se situe pas dans une zone du cerveau précise que l’on pourrait analyser pour ensuite annoncer si une personne est intelligente ou non. Ainsi, faute de définition de l’intelligence, on établit un classement entre des individus pour déterminer si une personne, est non pas « intelligente », mais où elle se situe en termes d’intelligence dans une population donnée où 100 est la moyenne.

courbe qi marrante

 

Pour cela, des psychologues ont dévelopé des tests de Quotient Intellectuel soit des tests de QI. Le Qi est donc un classement statistique d'une population. Ces tests très contrôlés se déroulent chez des psychologues. En effet, il existe un protocole de passation très précis qui détermine le type de crayon qui doit être utilisé mais aussi la façon dont doivent être posées et/ ou répétées  les questions ou encore comment doit être présentée la feuille d’examen.

De nombreux tests ont été proposés au fil des décennies, mais certains plus pertinents sont majoritairement utilisés comme le WISC et le Stanford-Binet pour les enfants et le WAIS pour les adultes.

"Les tests d'intelligence mesurent-ils réellement l'intelligence ? Ou bien l'aptitude à passer des tests ?" David Cohen

Mais ces tests présentent des limites ! Eh oui car il est toujours possible de tricher. De plus, la manière de poser des questions ou les réponses dûes au hasard faussent le résultat. Ces tests favorisent certains d'intelligence comme l'intelligence logico-mathématique et ne mettent pas en valeur l'intelligence artistique par exemple. Vu que l'intelligence reste un concept abstrait, il existe toujours une certaine marge d'erreur dans les résultats. Et ça coûte cher ! En moyenne entre 250 et 350 € !

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02 janvier 2017

Une petite interview, ça fait pas de mal !

Nous avons correspondu avec un psychologue lédonien et lui avons posé quelques questions :

-Est-ce que les tests de QI mesurent vraiment l'intelligence ?

Les tests mesurent certaines formes d'intelligence. Les tests de QI mesurent en général l'intelligence visuo-spatiale, les coordinations visuo-spatiales, la conceptualisation (certaines capacités linguistiques), les capacités mnésiques, la rapidité de traitement de l'information.

-Quels tests trouvez vous les plus fiables ?

La WAIS pour les adultes, la WISC ou k-ABC2 pour les enfants. Ce sont les tests les plus connus.

En termes d'efficacité, ils peuvent être fiables. Cependant, si les personnes ont peur des tests (peur de l'échec) ils peuvent se mettre en échec. Le psychologue doit bien maîtriser les protocoles de passation, rassurer et bien expliquer les épreuves aux personnes.

-L'intelligence émotionnelle est-elle prise en compte dans ces tests ?

Ils ne mesurent pas ce que vous appelez l'intelligence émotionnelle. Il y a des tests de personnalité spécifiques sous forme de questionnaire ou des tests projectifs (rorschach : vision de soi et de ses émotions, de leurs évolution, 16 pf 5 : plus un test de personnalité sur 5 piliers : Anxiété Extraversion, Névrosisme, Agréabilité, Ouverture). Ce sont des tests validés scientifiquement à la différence des tests des magazines.

-Les tests de QI permmettent-ils au psychologue de proposer une analyse complète?

Le psychologue ne se base pas que sur un test pour faire une évaluation :

Des personnes autistes de haut niveau peuvent réussir haut la main des tests d'intelligence. Cependant ces personnes sont en difficulté au niveau de leur intelligence sociale. Ils ne connaissent pas forcément les codes sociaux ou ont du mal à analyser les états mentaux d'autrui (empathie).

Personnellement je me sers surtout des tests dit de QI pour évaluer les difficultés spécifiques des personnes (troubles du langage, difficultés de coordination, difficultés mnésiques. Je ne me sers pas des tests pour calculer un QI. On peut avoir un bon QI et être en échec scolaire (les surdoués sont souvent en échec).

Ces tests devraient être appelés tests de performance et non tests d'intelligence.

Les psychomotriciens peuvent faire des bilans sensoriels et moteurs.

 

L'intelligence disait Piaget est une capacité d'adaptation.

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03 janvier 2017

Une multitude de tests !

 En effet il existe des dizaines de tests différents qui n'ont cessé d'évoluer. Nous allons vous présenter les plus usités !

Le test de Stanford-Binet 

Alfred Binet met en place le premier test de «mesure de l’intelligence » en 1905. Il fut désigné par L’Education nationale pour repérer les enfants à faibles capacités intellectuelles afin de les envoyer en école spécialisée. Les questions faisaient appel, non aux connaissances, mais au développement mental.

«L’intelligence, c’est ce que mesure mon test.» Alfred Binet

-  Le test Binet : Ce test met en avant l’âge intellectuel de l’enfant en fonction des résultats obtenus par les enfants de son âge.                                                                                                 QI = (AM ÷ AC) x100

AM= âge mental en nombre de mois

AC= âge chronologique (âge réel)

Si la valeur obtenue est inférieure à 100, alors l’enfant a un développement intellectuel en retard par rapport à son âge.  

-   Le Stanford-Binet : Lewis Terman en 1916, psychologue de Stanford, complète les travaux de Binet et introduit la notion de « Quotient Intellectuel ».

Sa mesure inclut différentes facettes de l’intelligence : ce test mesure ainsi aujourd’hui la motricité générale des enfants. Jusqu’à 6 ans, il peut exister de grandes disparités ; en effet un enfant de moins de 6 ans peut avoir une mobilité excellente alors qu’il peut être incapable de répéter une séquence simple de chiffres ou le contraire. Par conséquent, le score donné peut ne pas refléter l’intelligence globale d’un enfant, subdivisée en plusieurs types d’intelligence.

Lors de ce test, par exemple, on peut demander à un enfant  dans un item (un item vaut 1 point), de répéter 2 chiffres, sachant que chaque item correspond à une tâche qu’un enfant devrait savoir effectuer pour un âge donné.

Tous ces critères résultent de longues années  d’étude de psychologues du monde entier qui ont fait passer  des test à des milliers d’enfants d’âges différents pour ensuite pouvoir faire correspondre des tâches à un âge mental, et pour pouvoir classifier les scores.

Ce test ne donne finalement pas une valeur de quotient intellectuel, mais plus une valeur de quotient de développement, d’où le terme d’ « enfant précoce », qui désigne un enfant possédant des capacités intellectuelles au dessus de celles attendues pour son âge.

 

 

• WAIS (Wechsler Adult Intelligence Scale)

Il fut crée par David Wechsler en 1939 et s’adresse aux adolescents de 16 ans jusqu’aux personnes de 79 ans et 11 mois. Il ne détermine pas d’âge mental mais un rang par rapport à une population du même âge la moyenne étant assimilée au nombre 100.  50% des gens se situent entre 90 et 110.

Ce test fut standardisé en 1954 et fut divisé en 2 parties :

 Six épreuves verbales : information et compréhension générales, raisonnement arithmétique, mémoire immédiate, analogies, vocabulaire.

Cinq épreuves de performance : qualités perceptives, capacités d'analyse et de raisonnement du sujet ; classement et complètement d'images ; assemblage de cubes et d'objets ; codification

Il existe le WAIS-R, standardisé en 1978 puis le WAIS III apparu en 2000, plus complet et complexe dans l’analyse des différents types d’intelligence reconnus en 1983 par Gardner.

 

•WISC (Weschler Intelligence Scale for Children)

Il est utilisé pour les enfants entre 6 ans et 16 ans et 9 mois. Ce test comporte également 2 parties :

    5 sous-tests verbaux : test d'information, de compréhension, d'arithmétique, de vocabulaire, de similitudes

    5 sous-tests de performance  dans lesquels l'enfant doit copier des dessins à l'aide de cubes à motifs, ordonner un ensemble d'images, ...

Par exemple : les enfants obtenant de meilleurs scores dans les tests verbaux, beaucoup plus qu’en performance, risquent d’avoir des problèmes de motricité.

Le psychologue complète ensuite l’analyse en évaluant lui-même le développement du langage de l’enfant ainsi que sa manière de réfléchir lorsqu’il effectue une tâche (si il verbalise son cheminement  pour arriver à la réponse, ou alors si il le fait dans sa tête de manière très rapide par exemple).

Il est calculé de la même façon que le WAIS.

Cependant, de trop grandes disparités entre les scores obtenus à chaque item rendent la détermination d’une valeur de QI impossible ; un écart entre des items peut varier de 0 à 20 points.

 

• Le K.ABC

Ce test s’adresse aux enfants de 2 ans ½ à des enfants de 12 ans ½. Il est sorti en 1983 aux États-Unis et met l’accent plus sur le processus que sur le contenu. Ce test n’insiste pas sur les capacités linguistiques et s’inscrit dans l’intelligence fluide définie précédemment par Cattell.

Ce test est constitué de trois échelles:


L’Échelle des Processus Séquentiels évalue l'aptitude d’un enfant à résoudre des problèmes en les traitant mentalement
, par exemple dans la reproduction d’une série de données de mouvements de mains effectuée par le psychologue.

L’Échelle de Processus Simultanés cette fois-ci évalue la capacité à résoudre des problèmes nécessitant l’organisation et l’intégration de stimuli comme identifier un dessin incomplet ou résoudre des analogies visuelles abstraites.

L’Échelle des Processus Mentaux Composites qui est la combinaison des deux échelles précédentes.

Un des avantages du K.ABC est de tester des enfants présentant des handicaps auditifs, des troubles de la parole ou du langage ou non francophones. Mais il comporte un inconvénient pour les enfants handicapés visuels car les épreuves du K.ABC sont essentiellement picturales.

 

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04 janvier 2017

La neuro-imagerie ! Ça marche vraiment ?

Des scientifiques ont constaté que la neuro-imagerie ou imagerie cérébrale permet l’observation du cerveau lorsqu’il effectue une tache cognitive ce qui leur a permis de déterminer une valeur du QI fiable. Cela fut possible grâce à plusieurs outils de la fin du XX° siècle comme:

  -  L’électrophysiologie (électroencéphalogramme notamment), qui mesure de l’activité électrique du cerveau.

  -  L’imagerie cérébrale avec l’IRM fonctionnelle (visualisation du fonctionnement du cerveau)

  -  L’IRM morphologique (visualisation de la morphologie du cerveau)

Une équipe de scientifiques sino-américano-coréens vient de développer une méthode pour estimer assez précisément le QI par un simple IRM (image à résonnance magnétique) à partir de la substance grise et blanche du cerveau.La substance grise est un tissu du système nerveux qui reçoit et traite les informations. La substance blanche fait également partie du système nerveux et assure la circulation des informations. Les neurones se trouvent dans la subtance grise mais leur prolongement dans la substance blanche.

 

 

 

 

 

 

Cette méthode est assez intéressante pour estimer l'intelligence de très jeunes enfants à qui il n'est pas encore possible de faire passer des tests de QI par exemple.

 

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11 janvier 2017

“C'est avec la logique que nous prouvons et avec l'intuition que nous trouvons.” Henri Poincaré

Henri Poincaré avait bien raison ! L'intuition a depuis toujours guidé les Hommes dans leur réflexion.

L’intuition fait partie de l’intelligence intra-personnelle, vue précedemment dans la théorie de Gardner.

De plus, l’intelligence intuitive est fondée sur l’inconscient, les instincts, la bonne connaissance de soi ainsi que sur les perceptions sensorielles. Elle implique un raisonnement impossible à verbaliser ; donc considéré en dehors de l’intelligence rationnelle. Cependant, l’intuition n’est pas dûe au hasard ! En effet, elle nait à partir d’un raisonnement inconscient par comparaisons faites de perceptions, d’images et de représentations.

L’intuition tire donc des conclusions de manière très rapide, et élimine les données contenues dans l’inconscient pour ne garder que la meilleure !

Cette forme d'intelligence est aujourd’hui de plus en plus reconnue. Effectivement, certaines entreprises se metttent à développer le « leadership intuitif », faisant ainsi de l’intuition un type d’intelligence fiable et apprécié.

trusting_your_intuition

Il apparaît assez difficile de mesurer l’intuition étant donné qu’elle résulte d’un raisonnement inconscient faisant appel à des perceptions et donc à des éléments plus vagues que ceux employés pour un raisonnement plus rationnel.

Cependant, l’intuition est une forme d’intelligence aujourd’hui de plus en plus reconnue mais pour l’instant il n’existe pas d’outils afin d’apporter une mesure appréciable de l’intuition.

Certains magazines proposent des tests d’intuition, cependant, ils ne sont pas validés par les scientifiques.

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18 janvier 2017

Le mystère de l'intelligence animale...

Vous ne le savez peut-être pas, mais les animaux aussi ont une pensée construite !

En effet, lorsque l’on parle d’intelligence animale, on fait en vérité référence à des « comportements intelligents » puisque l’intelligence est un concept abstrait difficilement applicable et évaluable chez des animaux. On s’intéresse donc à des phénomènes observables et mesurables.

Les scientifiques ont décidé de nommer la science traitant de "l'intelligence animale": l'éthologie cognitive. Cette science allie l'observation des comportements animaux et l'interprétation psychologique qui dérive de ces constatations.

Les tests d’intelligence animale mesurent l’amélioration d’une performance d’un animal sur un problème donné. Puis les animaux sont classés par espèces. Les tests sont conçus pour une espèce sachant que chaque espèce a des facultés et des modes de communication différents.

D’après le classement développé par Harry Harlow (psychologue ayant travaillé sur les primates) suivant les taux d’amélioration sur une série de problèmes, on peut établir un lien avec un  index du développement du cerveau. Celui-ci correspond à une approximation du nombre de cellules nerveuses du cerveau de l’animal en plus de celles gérant les fonctions corporelles.

Selon cette théorie, développée plus tard dans les années 70-80, on pourrait développer des tests d’intelligence animale semblables à ceux que l’on fait passer à des êtres humains.

intelligence_animale_droleL'intelligence animale se manifeste de plusieurs façons : par leur langage, leur mémoire, l'utilisation d'outils, leur capacité à catégoriser, la conscience de la permanence de l'objet ou encore la capacité à imiter leur entourage.

Nous avons décidé de développer plus particulièrement le langage animal qui illustre parfaitement leurs capacités intellectuelles.

En fait, lorsque l’on parle de « langage » animal, on fait référence en réalité à la « communication animale » qui peut se faire par diverses voies comme des marquages ou par émission sonore (les dauphins par exemple). Le langage est un terme seulement applicable aux Hommes.

Prenons l'exemple des grands singes avec le bonobo:

Selon Irène Pepperberg (née en 1949, éthologue américaineayant travaillé notamment sur la cognition et le langage animaux) et Sue Savage-Rumbaugh, (née en 1946, primatologue), les animaux pourraient aller au delà d’un simple apprentissage d’un langage

 En effet, la primatologue a mis au point un langage symbolique, le yerkish.

Le yerkish est un langage artificiel mis au point afin d'évaluer les capacités langagières des primates. Le canal vocal de ces primates étant incapable de produire des sons très divers, le yerkish est donc un langage non verbalisé. Le primate utilise des lexigrammes par l’intermédiaire d’un clavier pour communiquer étant donné que chaque lexigramme correspond à une idée ou alors à un objet.

Cette méthode est jugée très efficace pour communiquer avec des bonobos puisque un des bonobos, Kanzi, a réussi créer de nouvelles associations de lexigrammes pour développer ses idées.

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01 février 2017

Intelligence animale, d'autres manifestations !

      Précedemment, nous avons évoqué la principale manifestation de l'intelligence chez les animaux, c'est-à-dire, le language ! Mais les animaux possèdent d'autres capacités qui prouvent la présence d'une intelligence animale. Les voici :

     - La mémoire:

Pour évaluer cette capacité, des expériences ont été publiées par Herbert Terrace en 1993 afin de comparer les capacités mnésiques des pigeons et des singes.

Il a mis au point des protocoles expérimentaux similaires pour les deux espèces afin de pouvoir par la suite dresser une comparaison : singes et pigeons devaient mémoriser une séquence de cinq items de formes et de couleurs différentes.

Il est apparu que le singe présentait de meilleures capacités de mémorisation que le pigeon. Terrace explique cela par le fait qu’un singe se représente la liste à mémoriser de façon linéaire. Après mémorisation de la séquence il doit retrouver les symboles à présent dans le désordre, il se voit donc obligé de se déplacer en considérant en ligne un item après chaque item, jusqu’à ce qu’il localise les bons items.

Le pigeon quant à lui, se baserait pour mémoriser sa liste sur le visuel du premier et du dernier item donné.

L’exploitation de ces résultats met en évidence que pour effectuer une mémorisation, singes et pigeons forment dans leur esprit une représentation visuelle.

De son côté, Tetsuro Matsuzawa, primatologue japonais, a étudié les capacités d'un chimpanzé, baptisé Ayumu, à reproduire une séquence de chiffres après ne les avoir vus qu'une fraction de seconde. Un groupe d'étudiants fut ensuite soumis au même test, et il apparut qu'avec six mois d'entraînement, ceux-ci étaient moins rapides que le singe. Matsuzawa observe qu'Ayumu réussit à reproduire la séquence dans 80 % des cas, tandis que les étudiants n'y parviennent que dans 40 % des cas. Les singes auraient donc des capacités mnésiques comparables à celles de l'Homme et peut-être même supérieures. Qui sait ?

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Alex Kacelnik, comportementaliste à l’université d’Oxford, a mis en évidence chez le geai buissonnier une capacité de mémoire épisodique, la capacité de se souvenir d'un objet dans un moment donné et à un endroit précis, équivalente à l’Homme. En effet il semble pouvoir se rappeler la nature des aliments qu’il cache et déterminer à quel moment il doit les récupérer pour éviter qu’ils ne pourrissent.

    - La catégorisation:

La catégorisation est la capacité d’effectuer des regroupements dans une même classe.

Cela exige la capacité de rejeter une classe en la reconnaissant comme discriminable d’une autre classe ainsi que la capacité de mettre au point des relations de ressemblances ou de différences pour chaque stimuli.

Richard Herrnstein a publié en 1979 des expériences mettant en évidence le regroupement en classe des pigeons.

Sur  80 diapositives, 40 diapositives contenaient des arbres ; les pigeons devaient arriver à faire la différence entre les diapositives contenant des arbres et celles ne contenant pas d’arbres.

Lorsque le pigeon donne une bonne réponse, en donnant un coup de bec sous la diapositive contenant l’arbre, il reçoit une récompense. En effet, la nourriture constitue un stimulus positif.

En revanche, lorsqu’il se trompe, le pigeon ne reçoit aucun stimulus.

A la suite de plusieurs séances, les pigeons dans leur majorité ont réussi à faire la différence entre les deux sous ensembles d’objets.

Les scientifiques menant l’expérience en ont donc conclu que les pigeons, après entraînement, ont réussi à extraire le concept d’ "arbre" puisqu’ils ont été capables de l’appliquer à des espèces d’arbres inconnues jusqu’alors.

De plus, les pigeons sont aussi capables de reconnaître des concepts d’objets ne figurant pas dans leur environnement immédiat. Des expériences semblables montrent que les pigeons sont capables de reconnaître des poissons dans des scènes aquatiques.

Les animaux seraient donc capables de réaliser des regroupements, et donc de catégoriser ce qu'ils voient.

   - La permanence de l'objet:

Les cognitions humaine et animale concernant la permanence de l’objet peuvent être mises en lien. La permanence de l’objet est le fait qu’un objet soit une entité fixe et permanente  Chez l’être humain, cette acquisition s’effectue en six stades entre la naissance et les deux ans d’un enfant.

Plusieurs espèces animales ont été testées sur la permanence de l’objet: il apparaît que la permanence de l’objet chez le singe se déroule de manière similaire à l’enfant humain.

En effet, vers six mois, un enfant acquiert la permanence de l’objet, il se situe alors au troisième stade. Au cours des stades suivants, l’enfant est capable de se figurer les déplacements d’objets lorsque ceux-ci sont dissimulés ainsi que de reconstituer mentalement les déplacements cachés effectués.

Le chercheur Wood a montré que les chimpanzés franchissent avec succès tous les stades et atteignent même plus rapidement le stade final que les enfants humains.

Cette découverte explique le fait que les singes se déplacent en autonomie de manière plus précoce que les humains.

    - L'utilisation d'outils:

L’utilisation d’outils est une manifestation de l’intelligence. C’est un schéma résultant des mécanismes d’imprégnation et d’imitation. Certains biologistes n’arrivent pas à considérer l’utilisation d’outils comme étant une forme d’intelligence. D’autres avancent que l’utilisation d’outils est certes un apprentissage ; mais qu’elle amène par la suite l’animal à faire preuve d’innovation.

Par exemple, les corbeaux et les chimpanzés de Nouvelle-Calédonie, pour dénicher des insectes afin de se nourrir, arrivent à adapter des brindilles à un trou d’arbre pour pouvoir les insérer.

corbeau

De plus, les corneilles sont capables d’un très fort degré d’innovation, elles arrivent à leurrer des poissons en déposant un morceau de pain à la surface de l’eau dans le but de les attirer.

   - La capacité d'imitation:

Certains scientifiques estiment que les capacités d’imitation de certains animaux constituent une forme d’intelligence. En effet, Louis Herman, psychologue cognitif, pense que les dauphins sont capables de former une image mentale lorsqu’ils reproduisent une pose de leur dresseur.

Depuis la fin des années 1960, Herman étudie les dauphins. Pour communiquer avec eux, il a développé, avec son équipe, un langage codé transmis par le bras et la main des entraîneurs. À des mots de vocabulaire tels que « panier » ou « ballon » se sont ajoutés des termes abstraits qui font référence à une connaissance grammaticale de base : « gauche », « droite », « à l'intérieur », ...

Au-delà de l'habileté des dauphins à répondre aux demandes des entraîneurs, Herman a démontré que ces animaux pouvaient créer des mouvements qui n'avaient pas fait l'objet d'un entraînement. Au cours d'une expérience, des mots comme « planche de surf », « nageoire dorsale », « toucher » sont transmis à l'un des dauphins d’Herman. Au signal, l'animal nage vers la planche, se tourne sur le côté et le touche de sa nageoire dorsale – une réponse qu'on ne lui avait jamais enseignée. À la suite de cette observation, le chercheur et son équipe ont conçu un signe pour demander aux dauphins d'inventer un mouvement de leur choix.

 

D'après toutes ces expériences, on peut clairement affirmer l'existence d'une intelligence animale, parfois meilleure que celle de l'Homme ? A vous d'en juger ....

 

 

 

 

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Les limites de la connaissance de l'intelligence animale

Les scientifiques n'ont pas encore déniché tous les secrets de l'intelligence animale.

En effet, le langage animal est encore très méconnu des scientifiques: par exemple les chants d’accouplement des baleines à bosse. Pendant cette période, les mâles chantent pour les femelles des mélodies de 30 à 40 minutes qu’ils peuvent répéter pendant des jours voir des heures !

Cependant, les biologistes divergent sur le fait de considérer ces chants comme un langage à part entière.

Ces chants sont structurés ; les mâles disposent de neuf unités sonores pour leurs chants dont la fréquence d’un son continu qui varie entre 10 et 20 Hz. Ils sont capables, en modifiant la fréquence et l’amplitude des ondes, de constituer des suites de 4 à 6 unités sonores pouvant durer une dizaine de secondes.

Ces suites sont séquencées en sous phrases constituant des phrases pouvant être répétées pendant plusieurs minutes.

Plusieurs phrases assemblées dans un ordre précis constituent alors un thème et un ensemble de thèmes: le chant.

Cette hiérarchisation est la preuve pour certains biologistes qu’il s’agit d’une structure linguistique, ce qui dénoterait une faculté chez les baleines à bosse d’inventer des hiérarchisations complexes dans un but calculé.

Ce language reste donc encore sombre dans l'esprit des scientifiques, ne saisissant pas totalement l'organisation très complexe de cette façon de s'exprimer.

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On pourrait également penser que la taille du cerveau des animaux est proportionelle à leur intelligence (comme pour le cerveau humain) mais pas du tout !

Ainsi une abeille à des capacités cognitives plus rapides qu’un éléphant.

En effet, malgré le très petit nombre de neurones d’une abeille et le fait qu’un éléphant à un cerveau 5 millions de fois plus volumineux qu’elle, une abeille à de meilleurs réflexes et capacités d’exécution qu’un éléphant. Ces avantages sont notamment dûs au fait que les influx nerveux traversent le cerveau de l’abeille en 100 fois moins de temps que celui de l’éléphant, et qu’un message nerveux émanant de son cerveau met beaucoup moins de temps à atteindre la zone de l’organisme concernée. Par conséquent, un éléphant se déplace plus lentement et gaspille plus d’énergie pour exécuter chaque pas. L’être humain, de par sa taille, se situe entre ces deux animaux.

Cependant en 1892, du fait que nous ne possédions pas toutes ces connaissances neurologiques, Eugène Dubois (1859-1940) anatomiste néerlandais, a voulu essayer de déterminer l’intelligence des animaux  disparus grâce à la taille de leur crâne fossile. Il mit au point une relation mathématique en considérant le fait que les animaux possédant un cerveau disproportionnellement  plus grand à la taille de leur corps étaient les plus intelligents.

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On sait cependant aujourd’hui que  les variations de la taille du cerveau entre différentes espèces de tailles très différentes sont juste dues au fait que le cerveau d’un animal plus gros doit gérer plus de fonctions telles qu’un plus grand nombre de nerfs tactiles, ou le contrôle de plus de fibres musculaires.

 

 

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03 février 2017

Et la réponse alors ?

Rappelez-vous, nous cherchions à savoir si nous avions envisagé tous les outils pour mesurer toutes les formes d'intelligence possibles. 

Donc ici, nous avons vu ce qu’est l’intelligence et l’évolution des mesures de l’intelligence à travers les différents tests de QI existants. Mais ceux-ci se révèlent imprécis car l’intelligence n’est pas mesurable! En effet, notre intelligence et composée de plusieurs intelligences contenues dans différentes zones du cerveau, il parait donc difficile, voire impossible de toutes les apprécier. De plus, l'intuition est un paramètre de l'intelligence, impossible à évaluer car elle est implicite et n'est pas verbalisable. Pour ce qui est de l'intelligence animale, il est prouvée qu'elle existe et qu'elle peut parfois dépasser nos attentes mais les tests d'évaluation sont indirects et donc imprécis. En outre, L'Homme ne peut concevoir les schémas de pensées animales. 

Il reste sûrement des outils plus précis qui apporteront de plus nettes réponses dans le futur mais malgré cela il sera toujours utopique de vouloir attribuer un chiffre précis au concept abstrait qu'est l'intelligence.

 

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